Lundi 9 février

La journée a commencée dans l’hôtel de Tel Aviv pour se terminer à l’appart’ de Ramallah où je vais rester pendant mon séjour.

Je prends mon temps le matin pour me promener dans le quartier, acheter une carte sim, de l’eau… puis je pars vers 11h de l’hôtel. Je prends un petit bus (10 places environ) de la ville de Tel Aviv, dans lequel on s’engouffre par la porte mécanique que le chauffeur actionne du bras droit. Les gens montent d’abord et paient ensuite, en passant la monnaie de main en main jusqu’à celle du chauffeur, qui fait l’appoint sans même avoir besoin de regarder !

(Les chauffeurs de bus français n’ont qu’à bien se tenir !)

Arrivé à la centrale de bus de Tel Aviv – une ruche énorme, parsemée de boutiques sur 7 étages, où se croisent toutes sortes de gens, dont beaucoup de militaires en transit – je prends mon bus pour Jérusalem. Voyage d’une heure, à côté de l’un de ces soldats israéliens, la mitrailleuse coincée entre les genoux…

Arrivés à Jérusalem sans encombres, je cherche la « porte de Damas », (à savoir la « Damascus gate ») où je suis sensé me rendre pour prendre le bus à destination de Ramallah, mais dont personne ne connaît l’existence dans le quartier juif de la ville !

(– « Ramallah, It’s dangerous there ! You shouldn’t go »…)

( – « Thanks, have a good day »)

Je fini par comprendre qu’il faut que j’aille dans la ville ancienne, avec le « bus N° 1 ». Je trouve ledit bus, mais celui-ci m’amène trop loin et je suis obligé de reprendre un taxi. Ce qui est drôle c’est qu’une fois arrivé dans cette partie de la vieille ville – qui est arabe – tout le monde connaît la « Damascus gate » et Sulleiman-le-chauffeur-de-taxi m’y amène sans mal, me faisant au passage une visite éclair de Jérusalem (en anglais), accompagné d’un pain au zatar offert par la maison, euh, la voiture ! Je n’ai pas tout compris à ses explications, mais au moins maintenant je peux dire que j’ai vu Jérusalem ! haha !

Je trouve ensuite facilement le bus pour Ramallah. Passage obligatoire au check point de Qalandia, endroit où on peut franchir le mur construit par Israël, séparant Jérusalem de Ramallah. Impressionnant. Le « mur de Palestine » (cf « le mur de Berlin »: même principe !!).

J’arrive enfin à Ramallah, où je prends l’un de ces taxis jaunes qui abondent dans les rues. Il m’amène à l’école Al Kamandjati sur les indications du secrétaire de l’école.

Là je découvre un lieu incroyable. Il s’agit d’une ancienne maison ottomane restaurée pour devenir une école de musique ! Petit thé à la menthe, visite des lieux et découverte des gens : profs européens très intéressants, équipe administrative du tonnerre, et les gamins, adorables, qui viennent prendre des cours de flûte, clarinette, trompette, trombone, violon, violoncelle, oud batterie, chant !

On se met vite au travail avec Mohammad (qui va être mon stagiaire mais qui ne parle qu’un petit peu anglais) et Shehada qui, à 18 ans, s’occupe de l’atelier violons, et a déjà deux violons fabriqués à son actif : les premiers violons « made in Palestine » de l’histoire de la facture instrumentale palestinienne !

Je commence par l’inventaire des instruments de l’école, avec tout d’abord les cuivres : j’y trouve des instruments bien abîmés et d’autres assez bons. Globalement il y a quand même du travail !

A la fin de la journée je rentre (toujours en taxi jaune !) avec Saed (le responsable communication de l’école), à l’appart’ où j’aurais dû arriver hier soir : un grand un appart bien agréable, où j’écris en ce moment !

Première journée donc bien chargée dans cet article, mais le blog devrait être moins long les jours suivants.

2 commentaires:

Anonyme a dit…

Mais quelle aventure!!! il était comment le pain au zatar ;o)

Anonyme a dit…

Qu'il soit long, ça ne fait que plus de contenue à se mettre sous la dent